
Le DP World Tour a annoncé avoir accordé des libérations conditionnelles à huit de ses membres engagés sur le LIV Golf pour la saison 2026. Une décision qui marque un nouvel épisode dans la relation complexe entre le circuit européen et la ligue financée par le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite, sans pour autant acter une normalisation totale entre les deux organisations.
Dans son communiqué officiel, le DP World Tour précise que ces autorisations concernent uniquement la participation à des tournois concurrents du LIV Golf sur la saison 2026, et qu’elles restent strictement encadrées. Les joueurs concernés doivent notamment :
En contrepartie, et à condition de respecter ces engagements, aucune mesure disciplinaire ne sera prise à leur encontre pour leur participation à des épreuves du LIV Golf en 2026, et ils conserveront leur statut de membres. Le circuit souligne toutefois que ces libérations ne valent que pour 2026 et « ne constituent pas un précédent », chaque demande devant continuer à être examinée au cas par cas.
Les huit joueurs bénéficiant de ces libérations conditionnelles sont Laurie Canter, Thomas Detry, Tyrrell Hatton, Tom McKibbin, Adrian Meronk, Victor Perez, David Puig et Elvis Smylie.
L’absence la plus remarquée est celle de Jon Rahm. Selon plusieurs informations concordantes, l’Espagnol n’aurait pas accepté le compromis proposé, alors qu’il contesterait toujours les sanctions financières liées à sa participation au LIV Golf sans autorisation. Cette situation pourrait, à terme, peser sur son éligibilité pour la Ryder Cup 2027 à Adare Manor (Irlande), la sélection européenne étant liée au maintien d’une appartenance au DP World Tour.
En accordant ces libérations conditionnelles, le DP World Tour semble privilégier une forme de pragmatisme avec une partie des joueurs concernés, en échange d’un retour mesurable de valeur pour le circuit (présence sur des tournois, visibilité, obligations promotionnelles). Mais le cas Jon Rahm rappelle que le bras de fer n’est pas terminé, et que l’équilibre entre règles d’adhésion, discipline interne et réalités du golf mondial reste fragile.
